Les trois types de douleurs selon l’IASP : comprendre leur origine pour mieux les traiter
- karlallemann
- il y a 7 jours
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La douleur n’est pas “juste” un signal mécanique. Selon l’IASP (International Association for the Study of Pain https://www.iasp-pain.org/ ), elle est une expérience sensorielle et émotionnelle, liée à une lésion réelle… ou simplement perçue comme telle.
Pour clarifier tout ça, l’IASP distingue trois grandes catégories de douleurs.
1) La douleur nociceptive : celle des tissus qui tirent, chauffent ou se surchargent
C’est la douleur la plus fréquente. Elle apparaît quand les nocicepteurs, les capteurs du muscle, du tendon, du ligament ou de l’articulation envoient un message d’alarme.
Comment elle se manifeste : douleur locale, nette, ciblée aggravée par certains mouvements souvent calmée au repos parfois associée à une petite inflammation
Exemples typiques : lombalgie mécanique, tendinite, entorse, contracture musculaire
Pourquoi c’est important :C’est la douleur qui répond le mieux aux traitements actifs : mobilité, exercice, manipulations, conseils de charge. C’est 80 % de ce que l'on voit en cabinet.
2) La douleur neuropathique : quand c’est le nerf qui souffre
La douleur neuropathique résulte d'une lésion ou d'un dysfonctionnement du système nerveux central ou périphérique, plus que d'une stimulation des récepteurs de la douleur.
Le traitement repose souvent sur les médicaments adjuvants plutôt que sur les antalgiques.
Signes caractéristiques :
– brûlures, décharges, picotements
– trajet précis (sciatique, cruralgie, etc.)
– sensibilité anormale de la peau
Exemples :
– sciatique vraie (compression radiculaire)
– névralgie cervico-brachiale
– tunnel carpien
– neuropathies diabétique
Ce type de douleur nécessite un examen clinique solide, une progression maîtrisée, parfois un avis médical complémentaire.
3) La douleur nociplastique : quand la douleur persiste alors que les tissus sont OK
Catégorie plus récente, introduite par l’IASP pour expliquer les douleurs chroniques sans lésion active.Le système nerveux devient hypersensible, comme si le volume était monté trop haut.
Comment elle se manifeste :– douleur diffuse ou changeante
– disproportion entre douleur et examen clinique
– forte influence du stress, du sommeil, de la fatigue
– appréhension du mouvement
Exemples :
– lombalgie chronique
-cervicalgie chronique
– fibromyalgie
– douleurs post-traumatiques
Ce n’est pas “psychologique” ce n'est pas dans votre tête, c'est un "dysfonctionnement" de votre système nerveux central qui demande un plan basé sur la désensibilisation : activité progressive, exposition contrôlée au mouvement, éducation, stratégie de gestion.
Conclusion : un modèle qui change la prise en charge
Identifier le type de douleur permet d'éviter les examens inutiles, de choisir le traitement le plus inefficace, de rassurer le patient intelligemment et surtout d'obtenir des résultats plus rapides et plus durables.
Ci joint un lien pour télécharger un guide d'éducation à la douleur fait par l'équipe de https://www.kinefact.com/



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